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Économie

Booué : un protocole signé à Paris relance le projet hydroélectrique

Gabon, EDF et Gabon Power Company ont paraphé à Paris un texte d'engagement mutuel pour le futur barrage de Booué.

L'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company ont signé à Paris un protocole d'engagement mutuel autour du projet hydroélectrique de Booué. Le texte, paraphé en présence des présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron, confirme les partenaires de référence de ce chantier énergétique attendu depuis plusieurs années. Reste à préciser, dans les prochains mois, le calendrier concret et les conditions de financement.

Cérémonie de signature d'un accord énergétique entre responsables gabonais et français à Paris
La signature du protocole d'engagement pour Booué s'est tenue à Paris, en présence des présidents gabonais et français.

Un pas avant l'accord définitif

Un protocole d'engagement mutuel n'est pas un contrat de construction : c'est un document qui formalise la volonté des parties de poursuivre ensemble le développement d'un projet, avant la signature d'accords plus contraignants sur le financement, la construction et l'exploitation. Pour Booué, ce texte fixe désormais officiellement les trois acteurs de référence : l'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company (GPC).

EDF Power Solutions est la filiale du groupe français EDF dédiée aux projets énergétiques à l'international, hors marché domestique français. GPC, de son côté, est l'entité gabonaise chargée de porter le développement de nouvelles capacités de production électrique. Leur association autour de Booué s'inscrit dans une logique déjà connue au Gabon : associer expertise technique étrangère et pilotage national sur les grands projets d'infrastructure.

Pourquoi Booué compte pour le Gabon

Le pays reste structurellement dépendant de quelques grands ouvrages hydroélectriques et de centrales thermiques coûteuses, avec des tensions récurrentes sur la fourniture d'électricité dans certaines localités, y compris à Libreville. Chaque mégawatt supplémentaire produit localement, à partir de l'eau plutôt que du fioul importé, réduit la facture énergétique du pays et sa vulnérabilité aux prix du pétrole.

Situé dans l'Ogooué-Ivindo, le projet de Booué s'inscrit dans cette logique de diversification du mix électrique gabonais. Selon nos informations, les modalités précises de puissance installée, de coût total et d'échéancier n'ont pas encore été rendues publiques dans le détail à ce stade de l'accord.

Ce qu'il reste à confirmer

La signature à Paris marque une étape politique forte, avec la présence des deux chefs d'État, mais elle ne vaut pas encore décision d'investissement finale. Les prochaines étapes attendues concernent le montage financier, les études d'impact environnemental et social, et la définition d'un calendrier de réalisation. Ces éléments conditionneront la mise en chantier effective du barrage et, à terme, sa contribution réelle à l'approvisionnement électrique du pays.

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