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Économie

Blanchiment de capitaux : le Gabon salué par le régulateur régional

Le Groupe d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique centrale reconnaît les progrès du pays dans son dispositif de surveillance financière.

Le Gabon a été félicité, vendredi 17 juillet, pour les avancées de son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cette reconnaissance émane du Groupe d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique centrale, l'organe régional chargé d'évaluer la solidité des systèmes financiers de la sous-région.

Façade d'un immeuble bancaire à Libreville symbolisant la régulation financière au Gabon
Le dispositif gabonais de lutte contre le blanchiment des capitaux est régulièrement évalué par les instances régionales de la CEMAC.

Un gendarme régional de la finance

Le GABAC, c'est l'organisme qui surveille, pour le compte des six pays de la CEMAC, la capacité de chaque État à détecter et bloquer les flux d'argent sale ou destinés à financer des réseaux terroristes. Son avis pèse lourd : une mauvaise évaluation peut compliquer l'accès d'un pays aux marchés financiers internationaux et renchérir le coût des transactions bancaires transfrontalières.

Selon les informations rendues publiques, le Gabon poursuit le renforcement de son dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, un chantier suivi de près par les autorités monétaires régionales. Le détail précis des mesures saluées n'a pas été communiqué à ce stade.

Ce que cela change concrètement

Pour un pays producteur de pétrole et de bois comme le Gabon, la vigilance anti-blanchiment n'est pas un exercice théorique : elle conditionne la confiance des banques correspondantes étrangères, sans laquelle les transferts internationaux se compliquent et se renchérissent pour les entreprises comme pour les particuliers. Une bonne notation du GABAC facilite aussi les opérations de financement extérieur, qu'il s'agisse d'emprunts d'État ou d'investissements privés.

À l'inverse, un pays mal noté risque un classement sur des listes de vigilance internationales, avec à la clé des contrôles renforcés sur chaque transaction bancaire liée à son territoire. C'est tout l'enjeu de ce type de reconnaissance : elle rassure les partenaires financiers du Gabon sans pour autant clore le travail.

La suite du chantier

Les autorités gabonaises devraient continuer d'ajuster leur cadre réglementaire au fil des prochaines évaluations du GABAC, dont les cycles se répètent régulièrement pour mesurer la conformité de chaque État membre. Aucune échéance précise pour la prochaine revue n'a été communiquée à ce jour. Ce suivi dans la durée reste le meilleur indicateur de la solidité réelle du dispositif gabonais, au-delà d'une simple satisfaction ponctuelle.

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