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Économie

AGASA : Immongault siffle la fin de la crise interne

Le vice-président du gouvernement a convoqué la direction de l'agence chargée de la sécurité alimentaire pour mettre fin à des querelles de gouvernance jugées incompatibles avec sa mission.

L'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) traverse une zone de turbulence. Selon nos informations, Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, a convoqué les principaux responsables de la structure ainsi que le ministre de tutelle pour recadrer une gouvernance interne fragilisée par des tensions entre dirigeants. Un rappel à l'ordre qui dépasse le simple différend administratif : c'est la fiabilité d'un outil stratégique pour l'approvisionnement du pays qui est en jeu.

Étal de produits alimentaires dans un marché au Gabon, illustration de la sécurité alimentaire
L'AGASA est chargée de veiller à la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché gabonais.

Une convocation qui ne relève pas du protocole

Ce n'est pas une réunion de routine. En réunissant autour de lui les responsables de l'AGASA et le ministre chargé de leur supervision, Hermann Immongault a voulu marquer un coup d'arrêt à des dissensions internes qui, selon nos informations, minaient le fonctionnement de l'agence depuis plusieurs mois.

Le message, rapporté comme direct, tient en une phrase : les différends entre dirigeants n'ont pas leur place dans une institution dont la mission touche à un secteur aussi sensible que l'alimentation des Gabonais. Un langage clair, à la mesure de l'enjeu.

Pourquoi l'AGASA ne peut pas se permettre une crise de gouvernance

L'Agence gabonaise de sécurité alimentaire n'est pas une administration comme les autres. Elle est censée veiller à la disponibilité et à la qualité des denrées sur le marché national, dans un pays qui importe l'essentiel de ses produits alimentaires de base. Toute paralysie décisionnelle en interne se répercute, in fine, sur la chaîne d'approvisionnement — donc sur les prix et la disponibilité des produits dans les commerces.

C'est cette logique qui explique l'implication personnelle du vice-président du gouvernement. Quand une agence stratégique s'englue dans des querelles de leadership, l'État ne peut pas se contenter d'attendre que le dossier se régule seul.

Ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas encore

À ce stade, les informations disponibles restent limitées à cette convocation et à la teneur générale du message adressé aux responsables de l'agence. Les motifs précis des dissensions internes, l'identité des personnes directement visées et les mesures concrètes qui pourraient suivre n'ont pas été détaillés publiquement. Nous les vérifierons et les publierons dès qu'ils seront confirmés.

Ce qui est établi, en revanche, c'est la volonté affichée de la présidence du gouvernement de ne pas laisser une crise de gouvernance s'installer dans une structure à vocation stratégique.

Et pour les Gabonais, concrètement ?

Si cette mise au point porte ses fruits, l'enjeu est simple : une AGASA stabilisée, c'est un maillon de plus fiabilisé dans la sécurisation de l'accès aux denrées alimentaires. À l'inverse, une gouvernance qui continuerait de dysfonctionner fragiliserait un secteur déjà sous tension, entre dépendance aux importations et volatilité des prix mondiaux.

La suite dépendra désormais des mesures qui seront effectivement mises en œuvre au sein de l'agence — et de la capacité de ses dirigeants à transformer ce rappel à l'ordre en fonctionnement apaisé.

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