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Économie

À Accra, Oligui Nguema visite une usine automobile qui pourrait inspirer le Gabon

Le Chef de l'État a visité l'usine d'assemblage Zonda Tec au Ghana avant de rencontrer la diaspora gabonaise.

En visite officielle au Ghana, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema s'est rendu dans l'usine d'assemblage automobile de Zonda Tec Ghana. Une étape qui traduit l'intérêt du Gabon pour un modèle industriel africain jugé performant, avant un échange avec les ressortissants gabonais installés dans le pays.

Le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema visite une usine d'assemblage automobile au Ghana
Le Chef de l'État gabonais lors de sa visite de l'usine d'assemblage automobile Zonda Tec, au Ghana.

Une usine ghanéenne comme point de comparaison

Le déplacement n'a rien d'anodin. En se rendant sur le site d'assemblage automobile de Zonda Tec, à Accra, le Chef de l'État est allé voir de près comment un pays voisin du golfe de Guinée a construit, en quelques années, une filière industrielle capable d'assembler des véhicules localement plutôt que de les importer intégralement.

Pour le Gabon, qui cherche à diversifier une économie encore très dépendante du pétrole et du bois, ce type de visite fonctionne comme un audit grandeur nature. Comment structurer une chaîne de sous-traitance, quelles incitations fiscales attirer, quel volume de production minimum rend un site rentable : autant de questions concrètes qu'une simple lecture de rapport ne permet pas de trancher.

Attractivité économique, le mot clé

La présidence gabonaise parle explicitement de renforcer l'attractivité économique du pays. Dans le vocabulaire des chancelleries, cela signifie une chose précise : convaincre des investisseurs industriels, ghanéens, régionaux ou internationaux, que le Gabon offre un cadre aussi solide que ses voisins pour installer une unité de production.

Le Ghana a une longueur d'avance sur ce terrain. Accra a multiplié les zones industrielles dédiées et les partenariats avec des constructeurs pour attirer l'assemblage local, une stratégie qui crée des emplois qualifiés et réduit la facture des importations de véhicules. C'est précisément ce type de recette que Libreville observe, à l'heure où le pays mise sur ses zones économiques spéciales pour attirer des industries transformatrices, au-delà du seul bois ou du manganèse.

La diaspora, un relais à ne pas négliger

Au-delà du dossier industriel, le Chef de l'État a également échangé avec la communauté gabonaise établie au Ghana. Ces rencontres, classiques lors des déplacements présidentiels, permettent de recueillir les préoccupations des ressortissants à l'étranger et de rappeler les dispositifs consulaires à leur disposition.

Elles ont aussi une portée économique discrète : la diaspora gabonaise, par ses réseaux professionnels et ses investissements, peut jouer un rôle de passerelle avec les opportunités observées à l'étranger, y compris dans le secteur industriel.

Ce que ça change concrètement

Cette visite ne débouche pas, à ce stade, sur un accord ou un chiffre d'investissement annoncé. Elle marque en revanche une intention claire : celle d'ancrer la stratégie de diversification gabonaise dans des exemples concrets déjà éprouvés sur le continent, plutôt que dans des plans abstraits. La suite se jouera dans les prochains mois, à travers d'éventuels partenariats industriels que ce déplacement pourrait préfigurer.

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