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Économie

80 milliards de FCFA d'engins : le pari routier de l'Ivoirien Schiba Holding au Gabon

L'entreprise ivoirienne a réceptionné 550 engins de génie civil pour exécuter ses marchés routiers au Gabon.

Un investissement de 80 milliards de FCFA vient d'être matérialisé à Owendo : 550 engins de génie civil, destinés aux chantiers routiers de l'entreprise ivoirienne Schiba Holding, ont été officiellement réceptionnés par le ministre des Travaux publics. Un signal fort pour un secteur où le retard d'équipement freine trop souvent les délais de livraison.

Rangée d'engins de chantier jaunes stationnés sur un terrain, ciel dégagé
Une partie du lot de 550 engins de génie civil réceptionné à Owendo le 14 juillet 2026.

Un parc d'engins hors norme livré à Owendo

Le 14 juillet 2026, à Owendo, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a réceptionné officiellement un lot de 550 engins de génie civil. Ce matériel — pelles, bulldozers, compacteurs, camions-bennes et autres équipements de terrassement — appartient à Schiba Holding, groupe ivoirien engagé sur quatre marchés routiers au Gabon.

Le montant annoncé pour cette acquisition, 80 milliards de FCFA, donne la mesure de l'opération. À titre de comparaison, c'est l'équivalent du budget de plusieurs programmes routiers de taille moyenne réunis. Un tel volume d'engins mobilisé d'un coup reste rare sur le marché gabonais du BTP.

Pourquoi le parc d'engins change la donne

Dans les travaux routiers, le nerf de la guerre n'est pas seulement financier : c'est la disponibilité du matériel. Un chantier qui manque de compacteurs ou de camions prend du retard, quel que soit le budget alloué sur le papier. En important d'un seul tenant 550 unités, Schiba Holding sécurise en théorie sa capacité à tenir ses délais sur ses quatre marchés.

Pour l'État gabonais, qui multiplie les commandes d'infrastructures routières ces dernières années, la question du matériel disponible chez les entreprises attributaires est devenue centrale. Un engin qui arrive à temps, c'est une route qui avance ; un engin qui manque, c'est un chantier qui s'enlise. La réception officielle par le ministre s'inscrit dans cette logique de suivi rapproché des capacités opérationnelles des entreprises.

Ce que cela signifie pour les usagers

Selon nos informations, cette livraison concerne l'exécution de quatre marchés routiers confiés à l'entreprise ivoirienne au Gabon. Les détails précis de ces chantiers — tracés, échéances, budgets individuels — n'ont pas été communiqués à ce stade. Nous les préciserons dès qu'ils seront confirmés.

Ce qui est acquis, en revanche, c'est le geste : un investissement massif dans l'outillage, présenté comme un gage de sérieux vis-à-vis du donneur d'ordre public. Pour les riverains des zones concernées, l'enjeu concret reste le même que pour tout chantier routier : des délais tenus, une moindre gêne de circulation pendant les travaux, et surtout une route qui tient dans le temps une fois livrée.

Une présence ivoirienne qui s'affirme dans le BTP gabonais

Schiba Holding rejoint la liste des groupes ouest-africains actifs sur le marché gabonais des infrastructures, où la concurrence entre entreprises régionales et internationales reste vive pour les grands appels d'offres routiers. L'ampleur de cet investissement en matériel pourrait peser dans les prochains arbitrages d'attribution de marchés, les autorités gabonaises valorisant de plus en plus la capacité opérationnelle réelle des soumissionnaires plutôt que les seules offres financières.

Reste à suivre, dans les mois qui viennent, la cadence effective des travaux sur les quatre chantiers concernés : c'est elle, en définitive, qui validera — ou non — la promesse de ces 550 engins tout neufs.

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