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Société

40 écogardes gabonais formés par l'armée américaine

Une coopération militaire inédite renforce la protection des parcs nationaux du Gabon.

L'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a engagé quarante de ses écogardes dans une formation tactique de haut niveau encadrée par des instructeurs de l'US Army. Une étape supplémentaire dans un partenariat qui dure depuis plusieurs années entre Libreville et Washington sur la protection de la faune.

Groupe d'écogardes en tenue kaki lors d'un exercice en forêt
Une formation tactique a réuni des écogardes gabonais et des instructeurs de l'US Army.

Le braconnage ne se combat plus seulement à coups de patrouilles à pied dans la forêt. Il se combat aussi avec des techniques héritées du champ de bataille. C'est le sens de cette nouvelle session de formation annoncée récemment sur la page Facebook de l'ANPN, qui a réuni quarante écogardes gabonais et des instructeurs de l'US Army.

Une coopération qui monte en gamme

Selon nos informations, ce stage marque une évolution significative d'un partenariat déjà ancien entre l'agence gabonaise chargée des parcs nationaux et les forces armées américaines. Jusqu'ici concentrée sur des modules de terrain classiques — pistage, premiers secours, navigation —, la coopération semble désormais s'orienter vers une dimension tactique plus poussée, à en croire la communication de l'ANPN.

Ce glissement n'a rien d'anodin. Les écogardes gabonais ne font plus seulement de la surveillance : ils font face, dans certaines zones du pays, à des réseaux de braconnage organisés, parfois armés, qui exploitent l'ivoire, le bois précieux ou la faune protégée. Une immersion tactique vise justement à leur donner les réflexes pour évoluer en sécurité face à ce type de menace.

Pourquoi cela concerne tous les Gabonais

Le Gabon abrite treize parcs nationaux et revendique près de 90% de son territoire couvert de forêt tropicale, un patrimoine naturel qui pèse aussi dans la diplomatie environnementale du pays et dans les mécanismes de financement liés au carbone. Protéger efficacement ces espaces n'est donc pas qu'une affaire de biodiversité : c'est un enjeu économique et d'image à l'international.

Des écogardes mieux formés, c'est concrètement moins de pression sur les espèces protégées — éléphants de forêt, pangolins, grands singes — et un renforcement de la crédibilité du Gabon auprès des partenaires qui financent la conservation. Cela peut aussi, à terme, sécuriser davantage les communautés riveraines des parcs, souvent en première ligne face aux tensions liées au braconnage.

Une seule communication, à confirmer

À ce stade, l'information repose sur une communication institutionnelle unique, celle publiée par l'ANPN elle-même. Aucun détail précis n'a filtré sur le contenu exact des exercices, leur durée, ni sur le calendrier des prochaines étapes de cette coopération. Nous suivrons les précisions que l'agence ou les autorités américaines pourraient apporter dans les prochains jours.

Ce partenariat s'inscrit dans un mouvement plus large de coopération militaire et sécuritaire entre le Gabon et les États-Unis, qui inclut par le passé des échanges sur la sécurité maritime dans le golfe de Guinée. La conservation devient ainsi un terrain supplémentaire où se joue une relation bilatérale déjà établie.

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