16 milliards de francs CFA pour la jeunesse restent inutilisés
Sur 25 milliards destinés à financer les projets des jeunes, moins de la moitié a trouvé preneur, un décalage que le député Dorland Olengue veut corriger à sa source.
Vingt-cinq milliards de francs CFA ont été mobilisés pour soutenir les initiatives économiques de la jeunesse gabonaise. Seuls 8,9 milliards ont été effectivement captés, laissant dormir près de 16 milliards. Le député de la Djoué-Onga, Dorland Olengue, a réuni des jeunes du Haut-Ogooué le 17 juillet à Libreville pour comprendre pourquoi l'argent ne circule pas.

Un fonds disponible, un accès qui coince
Le chiffre interpelle autant qu'il interroge. Sur les 25 milliards de francs CFA mis à disposition pour financer des projets portés par des jeunes, 8,9 milliards seulement ont été mobilisés. Le reste, soit environ 16 milliards, reste sur la table, faute de dossiers déposés ou de projets jugés finançables.
Ce paradoxe n'est pas nouveau dans les dispositifs publics d'appui à l'entrepreneuriat : l'argent existe, les procédures aussi, mais l'information et l'accompagnement font souvent défaut sur le terrain. C'est ce constat qui a poussé Dorland Olengue à organiser une rencontre avec les jeunes du Haut-Ogooué, le 17 juillet à Libreville.
Ce que le député propose concrètement
Devant son auditoire, l'élu de la Djoué-Onga n'a pas cherché à dramatiser la situation : il a exhorté les participants à s'approprier les dispositifs publics existants plutôt qu'à en réclamer de nouveaux. Le message est clair : le problème n'est pas l'absence de financement, mais la faible connaissance des mécanismes déjà en place et, sans doute, la difficulté à monter des dossiers bancables.
Cette approche pose une question simple mais essentielle : à qui incombe la pédagogie de ces dispositifs ? Entre l'État qui débloque les fonds et les jeunes porteurs de projets, un maillon d'accompagnement semble manquer, qu'il s'agisse d'information, de formation au montage de dossier ou de suivi post-financement.
Ce que ça change pour les jeunes porteurs de projets
Pour un jeune entrepreneur gabonais, ce constat a une portée directe : les fonds ne manquent pas, mais l'accès reste un obstacle. Cela signifie que la priorité, pour ceux qui hésitent à se lancer, est moins de chercher un financement alternatif que de comprendre comment activer ceux déjà budgétisés.
La démarche du député, si elle se répète dans d'autres provinces, pourrait servir de relais entre l'administration et le terrain. Reste à savoir si des mesures d'accompagnement plus structurelles, formation au dossier, guichets d'orientation, suivront cette prise de parole, ou si l'initiative restera isolée. L'écart entre les 25 milliards annoncés et les 8,9 milliards réellement captés sera, à ce titre, un bon indicateur à suivre dans les prochains mois.
À lire aussi

Déchets : le groupe ghanéen Jospong reçu par le ministre Nguema Mba
Le ministre de l'Intérieur, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation de Jospong International Business, groupe ghanéen spécialisé dans la gestion des déchets. L'audience intervient alors que plusieurs villes gabonaises, à commencer par Libreville, cherchent des solutions durables à leurs points noirs d'ordures.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, accompagné de la Première dame Zita Oligui Nguema, s'est rendu ce mardi en Côte d'Ivoire. Il y prend part aux commémorations du 66e anniversaire de l'indépendance ivoirienne, proclamée le 7 août 1960. Ce déplacement s'inscrit dans une séquence de rapprochements diplomatiques entre Libreville et les grandes capitales africaines.
À la uneLe Chef de l'État veut des campus universitaires modernisés
Le Chef de l'État a réaffirmé son engagement en faveur de campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales du Gabon. Une annonce qui touche directement les dizaines de milliers d'étudiants confrontés, chaque rentrée, à des amphithéâtres saturés et des équipements vieillissants.