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132 candidats, trois filières : le bac technique lance sa session 2026 à Ntoum

Au Lycée technique de Ntoum, l'examen a démarré ce lundi pour 132 élèves répartis entre gestion, commerce et administration.

Le baccalauréat technologique 2026 a débuté ce lundi au Lycée technique de Ntoum, dans l'Estuaire. Cent trente-deux candidats planchent sur trois séries — administration, commerce, gestion —, ces filières qui forment discrètement une bonne partie de la main-d'œuvre qualifiée dont les entreprises et l'administration gabonaises ont besoin au quotidien.

Candidats au baccalauréat technologique passant une épreuve écrite dans une salle de classe au Gabon
Les épreuves du baccalauréat technologique 2026 ont débuté ce lundi au Lycée technique de Ntoum, dans l'Estuaire.

Il n'y a pas de rentrée fracassante ni de grand discours à Ntoum, ce lundi. Juste 132 jeunes, des tables alignées, des surveillants qui vérifient les convocations. Mais derrière cette routine d'examen se joue quelque chose de très concret pour l'économie locale : la formation des futurs comptables, assistants commerciaux et agents administratifs de l'Estuaire.

Trois filières, un même objectif

Le centre du Lycée technique de Ntoum accueille cette année trois séries du bac technologique, chacune tournée vers un métier précis. La série ACA (Action et communication administratives) rassemble 70 candidats — la moitié de l'effectif —, formés aux métiers du secrétariat et de la gestion administrative que l'on retrouve dans toutes les entreprises et services publics.

Vient ensuite la série ACC (Action et communication commerciales), avec 39 candidats, qui prépare aux fonctions de vente, de négociation et de relation client. Enfin, la série CG (Comptabilité et gestion) compte 23 candidats, futurs professionnels des chiffres appelés à tenir les comptes des PME comme des grandes structures.

Ce que disent les chiffres

Cette répartition n'est pas anodine. Elle reflète une demande du marché du travail gabonais : les fonctions administratives et commerciales restent, de loin, les débouchés les plus recherchés par les employeurs locaux, loin devant des filières plus techniques ou industrielles encore peu développées dans la province.

Selon nos informations, le vice-président du jury et proviseur de l'établissement, Hernes Nguema Mba, a assuré que toutes les dispositions avaient été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves. Une précision qui compte : dans un pays où les incidents logistiques lors des examens font régulièrement la une, un déroulement sans accroc est déjà, en soi, une petite victoire organisationnelle.

Un maillon de la chaîne des compétences

Le bac technologique occupe une place à part dans le système éducatif gabonais. Moins médiatisé que le bac général, il forme pourtant une partie significative des employés que l'on croise chaque jour dans les banques, les administrations communales ou les entreprises de négoce de Libreville et de l'intérieur du pays.

À l'échelle de l'Estuaire, chaque promotion sortante de ces filières vient alimenter un vivier de compétences directement employables, sans passer nécessairement par l'université. C'est un raccourci vers l'emploi que beaucoup de familles gabonaises considèrent, à raison, comme une voie sérieuse.

Et pour la suite ?

Les résultats de cette session, comme chaque année, seront scrutés localement : ils diront combien de ces 132 jeunes intégreront directement le marché du travail ou poursuivront vers un BTS ou une licence professionnelle. Pour l'instant, l'essentiel se joue dans le silence des salles d'examen de Ntoum — et c'est bien là que se construit, discrètement, une partie de la relève économique de l'Estuaire.

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